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Une enfant du siècle

(Album)

Une enfant du siècle: une idée d'Alizée
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À l’origine, « Une enfant du siècle »  devait constituer un mini album de transition qui ne serait qu’une déclinaison en cinq ou six titres de la chanson « Fifty Sixty ». Le projet va toutefois évoluer et acquérir une autre ampleur sous le double label de Wisteria et Institubes, un label indépendant parisien de hip-hop et de musique électronique. Tout l’album s’est construit sur une idée originale d’Alizée. En simplifiant, les musiques sont confiées tantôt à Rob, qui s’occupe plutôt des mélodies douces, tantôt à Chateau Marmont, qui se réserve les musiques plus électro. Ce groupe fondé en 2005 est en fait constitué à la base de quatre Français originaires de Tarbes mais installés à Paris : Raphaël Vialla, Julien Galner, Guillaume de Maria et Andy Laperdrix. S’orientant au début vers un style rock rappelant les seventies et utilisant des synthétiseurs analogiques, le groupe passe à un style plus électronique et acquiert une réputation d’excellent remixeur. On notera enfin la présence de David Rubato, le remixeur de « Fifty Sixty », pour un titre.

Les paroles sont principalement signées par Jean-René Etienne.

Alizée et Chateau Marmont (équipe qui a travaillé sur l'album)
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Un album entièrement inspiré par la Factory d'Andy Warhol
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« Une enfant du siècle » exemplifie ce que doit être un album concept, puisqu’il raconte, en dix chansons, une histoire. Si l’on retirait une chanson, la signification de l’album en serait ébranlée ; l’histoire deviendrait incompréhensible. Alizée raconte l’histoire des muses d’Andy Warhol, le pape du pop art des années 60’. Parmi elles, Alizée choisit de parler d’Edie Sedgwick, une jeune mannequin née en 1943 et morte à 28 ans d’une overdose. Edie souffrait d’anorexie et consultait déjà des psychiatres au début des années 60’. Pour elle, l’éden s’identifie clairement à la Factory, où personne pourtant ne l’attendait. La Factory est un célèbre atelier d’artistes ouvert à New-York en 1964 par Warhol, lieu servant à la production des œuvres pop art. Située au 5e étage du 231 East, sur la 47e rue (« Grand Central »), l’atelier allait accueillir tout ce que Warhol produisait, devenant à la fois une galerie d’exposition, un studio de tournage de films expérimentaux, une salle de projections de ces dits films, une salle de concert réservée à la scène branchée et underground et une boîte de nuit. La Jet Set de New-York (Bob Dylan, Robert de Niro, …) s’y encanaille avec les paumés dépressifs et les toxicomanes. Tout le génie de Warhol consiste à promettre à ceux-ci qu’en fréquentant l’atelier, ils pourraient devenir des « superstars » : il suffisait tout simplement de le dire et d’être là.

L'histoire d'Edie en 10 chansons
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Une partie des superstars warholiennes de la Factory avait une spécialité : la chanteuse Nico (déjà citée dans «Psychédélices »), la plasticienne Ultra Violet, le poète et photographe Gérard Malanga… mais ce n’était pas absolument nécessaire. Ainsi, la naïve Edie Sedgwick (« La candida ») y entre par hasard, séduite par le concept et deviendra vite le modèle pour les photographies et les films de Warhol. Ce dernier la considère comme son alter égo féminin. Elle ne faisait rien d’autre que la fête avec ses amis. Pourtant, dans le monde entier, on l’appelait la « Factory girl », la superstar au panthéon des sixties, au même titre qu’un Jim Morrison ou d’un Bob Dylan. On a parfois parlé du « collectivisme » de la Factory, en ce sens où les superstars perdaient leur individualité pour se fondre et s’identifier à Warhol lui-même. Ceci a débouché sur l’idée d’un « marxisme dans le New-York des années 60’ ».

Edie, grande blonde osseuse et déjà psychotique (Limelight), sombrera dans la drogue et la prostitution (« 14 décembre »).

« Limelight » raconte en anglais le sentiment d’Edie : celui d’une fille perdue dans une longue nuit blanche. Alizée y oppose sa liberté, sa bonté, son look (ce qui en fait un symbole de la culture jeune) à la prise de toutes sortes de drogues, résumées par Alizée par le terme « ecstasy » et à l’angoisse continuelle (il y aura en effet de très violentes disputes avec Warhol). Elle sera obligée de quitter la Factory (« Les collines ») pour s’installer à l’hôtel Chelsea, où elle fréquente, un moment, Bob Dylan. En 1966, après un accident de moto, enceinte, les médecins la forcent à avorter, craignant pour l’enfant, à cause de son anorexie et toxicomanie. Elle devient alors dépendante aux barbituriques et à l’alcool, tentant cependant, d’arrêter la prise d’héroïne en exagérant sur les amphétamines. Elle ne cessera alors d’aller d’hôpitaux (pour overdoses) à des cliniques psychiatriques (« Une fille difficile »). Un test révèle que le sang n’irriguait plus certaines parties du cerveau, ce qui provoquait des pertes de contrôle et l’impossibilité de parler. L’album se termine d’ailleurs sur le triste titre « Mes fantômes », le plus bel hommage qu’une artiste aussi différente qu’Alizée puisse faire à cette fille tourmentée, qui aura tellement marqué les années 60’. Une nuit de novembre 1971, son mari (un patient rencontré dans un hôpital psychiatrique) lui administre son traitement aux barbituriques habituels : elle mourra cette nuit là.

Un univers et un style radicalement différents!
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Avec cet album, Alizée a peut-être trop changé de style et d’univers : finies les sucreries et la pop entraînante, révolues les paroles festives. Elle adopte un côté sombre et sérieux alors qu’elle n’a que 26 ans. Tout va peut-être trop vite : même les photos reprises dans l’album ont un côté très noir, brisant ainsi avec les couleurs pastel des trois premiers opus.

Le lancement de l’album est exemplaire : réouverture d’un nouveau site internet, shooting photos dans le magazine 
Technikart dans lequel elle adopte les poses de Madonna dans « Like a Virgin »,  concert de lancement au "Point éphémère" où Alizée toute de noir vêtue portant une sorte de  bonnet  « fashion » interprète quatre titres et n’interpelle qu’une seule fois son public, se bornant à prononcer : « Bonjour, je m’appelle Alizée », et enfin lancement d’un beau coffret collector un mois avant la sortie de l’album. Par ailleurs, elle multiplie interviews, dédicaces à un mois de la sortie de l’album très attendu. C’est là que se situe le problème puisque une fois le disque dans les bacs, Alizée arrête toute promotion.

Il n’y aura qu’un seul single à ce disque OVNI : « 
Les collines » et donc un seul clip, où Alizée apparait visuellement beaucoup plus femme, trop peut-être (très fardée, et adoptant une chevelure longue à capoule), exposée à des jeux de lumière évoquant un peu le « Crazy Horse ». Le temps de « Moi…Lolita » est bien loin et cette fois, le public ne suivra absolument pas l’album, qui,pourtant, depuis est devenu culte. Seule consolation : toutes les critiques sont unanimes pour le saluer comme un chef d’œuvre. La presse parle d’un album profondément artistique, globalement indépendant, utilisant les mots « maturité, sobriété, abstraction, et prise de risques ». Et le risque se transformera effectivement en une longue descente aux enfers puisque Alizée vendra moins de 10 000 exemplaires dans le monde. Pour bien des chanteurs,  « Une enfant du siècle » aurait été le disque de la dernière chance ! Mais la qualité fut à ce point reconnue que Sony continuera à soutenir Alizée en lui rendant une nouvelle chance.

Plus d'infos?

Ali, l'enfant du siécle (ici)

Une enfant du siècle
(page 2)
Les collines
Limelight

Les enfoirés 2010 (ici)
Presse 2010

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Alizée en studio

Vidéo par Pascal Teixeira.

Alizée durant l'enregistrement de l'album

Teaser
Documentaire:
La Factory
Documentaire:: Edie Sedgwick
 
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TV Mexique
© Alizée International Fan Club 02/05/2014